Dan Boeckner + Britt Daniel? Picture me excited.
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2010 – Here Comes a New Challenger
NDPaul : À nouvelle année, nouvelles responsabilités. Je commence mon premier job et le temps libre risque donc de se faire plus rare. C’est donc avec plaisir que j’accueille Édouard en ces pages, pour ce qui est, j’espère, le premier article d’une longue lignée (avec en plus 2 groupes, Local Natives et Foals dont j’aurais du parler depuis bien longtemps).
Il y a quelques mois j’avais promis à Paul d’écrire pour Pomme de Pin. Et quelle meilleure occasion qu’une nouvelle année, et son lot de bonnes résolutions, pour mettre ce projet à éxécution ? J’ai donc décidé de vous parler de cinq albums qui m’ont marqué en 2010, en évitant de choisir les albums dont on a déja parlé ici.
Foals – Total Life Forever
Le premier album du quintet d’Oxford a tourné en boucle pendant de longs mois sur mon iPod et j’attendais donc Total Life Forever avec une grande impatience. La surprise à l’écoute du premier single, Spanish Sahara, fut à la hauteur de l’attente, tant le virage pris par les Foals est grand : une rythmique simple comme un coeur qui bat et dont le pouls accélère, la voix fragile de Yannis Philippakis, puis une sublime montée en puissance. Le reste de l’album est beaucoup plus varié que le premier opus, moins fougueux même si l’on retrouve la patte de Foals. Mon coup de coeur de l’année.
A écouter aussi : This Orient, Miami.
Local Natives – Gorilla Manor
Il parait que les californiens de Local Natives sont des geeks, qui ont une obsession pour la musique des années 60 et 70 en général et pour les Beach Boys en particulier. Et il est en effet difficile de ne pas penser à ces derniers en écoutant Gorilla Manor, tant les harmonies vocales sont présentes dans la musique des Local Natives. Ajoutez à cela des percussions d’inspiration africaine et des riffs de guitare aériens (Wide Eyes), et vous obtiendrez un album d’une fraîcheur incroyable, le genre de disque qui vous colle un sourire béat aux lèvres dès les premières mesures.
A écouter aussi : Sun Hands, Camera Talk.
Spoon – Transference

Spoon et moi, c’est une histoire d’amour qui dure depuis la découverte de Gimme Fiction, puis de Ga Ga Ga Ga Ga. Spoon, c’est un groupe qui cartonne aux Etats-Unis et passe incognito en France. Spoon c’est du rock un peu garage, un peu rude, très efficace à la rythmique entêtante. Spoon c’est un septième album, Transference, qui n’invente rien et qui trouve justement sa force dans sa simplicité. Spoon, c’est bien.
A écouter aussi : I Saw The Light, Got Nuffin.
The Dead Weather – Sea of Cowards
Nashville, Tennessee. Un bar sombre et enfumé, un verre de bourbon bon marché. C’est dans ces conditions qu’il faut écouter Sea of Cowards, le deuxième opus du nouveau (super)groupe de Jack White, The Dead Weather. L’atmosphère est toujours aussi lourde et électrique, pour cette musique teintée de blues, aux riffs bien crados. Le duo au chant entre Jack White et Alison Mosshart fonctionne à merveille, ces deux voix étant faites pour se rencontrer.
A écouter aussi : Blue Blood Blues, The Difference Between Us.
Broken Bells – s/t
J‘ai découvert Broken Bells comme, un an auparavant, je découvrais Grizzly Bear : j’ai trouvé la pochette jolie, j’ai donc écouté le disque, sans aucun a priori. Je fus rapidement séduit par cette musique, mélange entre les sons chauds et envoutants issus du funk et les mélodies mélancoliques venant du rock indépendant. Depuis, j’en sais un peu plus sur Broken Bells, et notamment que cet album est né de la rencontre entre James Mercer, frontman de The Shins, et de Brian Burton, a.k.a. Danger Mouse, le génial producteur derrière Gnarls Barkley.
A écouter aussi : Citizen, October.
2010, c’était aussi Wake Up sous la pluie, le retour (?) de Blur, la réunion des Libertines. Bref, c’était bien, 2010.
2010 – Old Love
5 groupes qui m’accompagnent depuis 2004/2005. Cinq groupes auquel je tiens beaucoup. Cinq groupes qui ont tous sorti un album en 2010. Cinq albums qui ont du faire face à des attentes (trop) élevées. Cinq albums qui n’auront pas fait l’unanimité. Cinq albums qui sont pourtant objectivement au dessus du lot.
The National – Terrible Love (Alternate Version)
Une version incandescente chez Jimmy Fallon pour débuter l’année et rallumer la flamme. Une version album grèvée des même défauts que le reste : la production s’emmêle les pinceaux et recouvre l’émotion sous les effets. À la sortie de High Violet, je m’étais demandé ce qu’aurait été cet album avec un peu moins de réflexion et un peu plus de spontanéité. Pour Terrible Love, la réponse existe. Elle est cinglante.
Wolf Parade – Ghost Pressure
Hiatus annoncé pour Wolf Parade après Expo 86. On ne se fait pas trop de soucis pour Spencer Krug et Dan Boeckner. On regrettera ses morceaux magiques où le rock brûlant de Boeckner rencontre les constructions torturées de Krug.
Broken Social Scene – Meet Me in the Basement
Une conclusion parfaite aux concerts du groupe. Tout le monde revient sur scène, cuivres en tête pour une coda joyeuse et interminable.
Spoon – Nobody Gets Me But You
Spoon abandonne les élans épiques de Ga Ga Ga Ga Ga pour retrouver l’aspect brut de Kill The Moonlight. Guitares tout en aspérités, morceaux en stop-start et toujours ces rythmique imparables, ce Transference est une merveille sous-estimée. Nobody Gets Me But You?
Arcade Fire – Ready to Start
Que dire sur The Suburbs qui n’a pas déjà été dit ? Gâché en tant qu’album par un tracklisting en bois et une seconde moitié dispensable, le 3ème Arcade Fire a ses moments de brillance. Comme ce Ready to Start, parfait pour entamer des concerts toujours épiques.
My Free Valentine
…ou comment une belle découverte peut illuminer une journée.
Tout à l’heure, flash. Enorme blocage, morceau en boucle pendant une bonne demi-heure. Efficacité au boulot proche de zéro. Le coupable : The Cyanide Valentine. Tiens c’est marrant, jamais entendu parler. Dérogeant à ma règle, j’écoute tout l’album. Une fois. Deux fois. Dans le bus en sortant.
Problème : pas moyen de me souvenir où j’ai récupéré ça. Sans doute un téléchargement illégal qui sera durement sanctionné un jour. Que nenni ! L’autre bonne surprise c’est que The Three Sides Of The Cyanide Valentine, leur second album est téléchargeable gratuitement sur le site internet du groupe.
Pour la petite description, The Cyanide Valentine oscille entre l’indietronic (The Notwist, toujours), la pop foutraque (on pense pas mal à The Flaming Lips sur Neanderthals), le folk intimiste.
Je ne saurais que trop vous conseiller de le télécharger immédiatement. Et de vous jeter sur Nosferatu, Neanderthals, Sugar Coma ou encore. En boucle. Le rapport qualité/prix est imbattable.
Et parceque le titre y fait forcément penser, une autre belle pépite, signée Spoon :









